Accueil Date de création : 15/10/07 Dernière mise à jour : 15/02/10 21:58 / 366 articles publiés
 

Compétitions

Marathon de Lausanne 2009 - le CR  (Compétitions) posté le lundi 26 octobre 2009 12:43

Voici les détails promis, j'essaie de les transcrire tant que ma mémoire est encore bien fraiche {#} !

Debout à 7h pour prendre un petit-déjeuner bien glucidique : le fameux de gâteau-sport de Sylvie (j'en mangerai 4 tranches), une tasse de thé, et beaucoup d'eau et de boisson énergétique tout au long des trois heures qui me séparent du départ (10h10 pour le marathon, 10h14 pour mon bloc, car cette année, les départs sont échelonnés, mais deux blocs suffiront pour le marathon où environ 1800 participants sont attendus).

Je me suis pesée (à jeun comme toujours) et j'ai été agréablement surprise de voir que je n'ai pas pris 1-2 kg comme je m'y attendais avec mon régime hyperglucidique depuis mercredi dernier, mais au contraire perdu 200 g {#} ! Des fois, c'est à n'y rien comprendre ...

Cette année, nous descendons en métro, ce qui est bien pratique. Demain, ça fera un an qu'il est en fonction, c'était le lendemain du marathon 2008. Mes deux enfants sont inscrits au mini-marathon (4.2 km), mon homme au semi, mais il ne le courra pas, pour avoir été malade ces dernières semaines (rien à voir avec H1N1). Mes deux soeurs sont également inscrites, l'une pour le semi, l'autre pour le quart (en fait un 10 km), son premier ! Et deux de mes neveux également sur le quart. Une véritable fête de famille, quoi !

Pause WC, petit échauffement de 10 minutes, étirements, re-pause WC et hop, c'est déjà l'heure du départ. Le temps est couvert mais sec (quelques gouttes tomberont de temps à autre, trois fois rien), pas de vent, une température idéalement fraiche sans qu'il fasse froid. Je me sens bien en jambes, le moral est bon.

Cette fois, je ne m'embrouille pas avec mon Garmin et l'enclenche pile 1 seconde avant de passer le tapis à puces du départ. Je pars en arrière du ballon des 4h que je laisse prendre de l'avance, j'ai bien l'intention de commencer tranquillement. Pourtant, ce sera difficilement que je tiendrai les 10 km/h, j'aurai toujours tendance à être un peu trop vite. Je me fais la réflexion que ces 10.55 km/h sont une allure décidément facile et que sauf accident, je devrais pouvoir atteindre mon objectif. J'essaie donc de me modérer les 5-6 premiers kilomètres, puis je rentre gentiment dans l'allure objectif : 5:41/km. Là aussi, je suis régulièrement un tantinent trop vite, mais ce sont peu de choses au final, difficile de courir à la seconde près ! Le parcours n'est pas tout plat, il y a donc forcément des variations d'allure.

C'est sympa cette année, ils ont mis nos prénoms sur les dossards. La première fois que j'entends "Allez Valérie", je suis très suprise, mais quelle est donc la connaissance qui  m'encourage ? Avant de réaliser en riant que c'est à cause (ou grâce ?) au dossard.

Rien de spécial à signaler jusqu'au 15e, où je commence à sentir mes fesses. Pas encore une douleur, mais une fatigue certaine qui me surprend : c'est tôt ! Qu'est-ce qui m'attend pour la suite ? Ce sera supportable encore quelques kilomètres. Entretemps, je sens poindre un point de côté, j'approche du 20e et je suis là aussi étonnée : je ne suis de loin pas en surrégime, que se passe-t-il donc ? J'essaie de ralentir un peu, de bien respirer, ouf, on dirait que j'arrive à le contenir. Puis au 20e, je prends ma 1/2 powerbar que je machouille en courant. Du coup, le point qui ne demandait qu'à sortir ... sort ! Zut, et rezut, c'est pas croyable {#}. Juste à ce moment, je vois des amis qui sont venus m'encourager : ils ont même fait une banderolle à mon nom, trop sympa {#} ! Je me dis que je ne vais pas marcher devant eux, petit brin de fierté stupide. J'attends donc encore quelques centaines de mètres, et le point se faisant de plus en plus insistant, je marche un peu, une dizaine de mètres à tout casser, juste le temps de bien expirer et d'appuyer fort dessus (paraît que ça marche ...). Il ne part pas vraiment, mais il est supportable, je me remets à courir : le passage du semi arrive et je ne veux pas devoir ralentir maintenant ! Pourtant, les deux prochains kilomètres seront inexorablement plus lents, c'est ça et arriver à contenir mon point, ou le laisser sortir véritablement, et il n'en est pas question !

Vers le 25e, il me laissera enfin tranquille. Pour la première fois, je m'arrêterai au ravitaillement pour boire (jusque là, j'ai toujours bu, mais en courant). Mes jambes sont de plus en plus douloureuses, et maintenant que mon point est parti, je ne pense plus qu'à elles. Je crains terriblement de complètement craquer sur le 2e semi. Juste à la sortie de Vevey, il y a cette méchante petite montée qui est là au bien mauvais moment. Je ne marcherai pas pour autant, mais ce ne sera pas mon record de vitesse sur le parcours !

Depuis quelques kilomètres déjà, je vois des coureurs qui commencent à marcher, le marathon fait ses premières "victimes", les crampes commencent à sévir. Je ne VEUX PAS être la prochaine victime, je ne veux pas renoncer non plus à mon objectif non plus, alors j'essaie tant bien que mal de maintenir l'allure, tout en ayant peur que ce ne soit fatal, mais que c'est dur !

Le retour me paraîtra bien long ... et bien vallonné ! C'est fou ce que le "dénivelé" peut paraître différent selon notre état de forme : l'année dernière, les bosses m'avaient paru tout à fait acceptables, cette année, je pesterai à chacune d'entre elles, et elles me paraîtront bien nombreuses. Les sept derniers kilomètres surtout comportent beaucoup de faux-plats montants, et franchement, c'était hyper pénible.

Plusieurs fois, j'ai cru que je n'arriverais pas au bout : non pas que je ne terminerais pas, mais que je n'arriverais plus à courir. Mais dans ma tête, il était hors de question de marcher. Et puis j'avais peur qu'en commençant à marcher, je n'arriverais plus à me remettre à courir derrière. Alors j'ai tenu bon. J'ai même réussi par moments à réaccélérer un peu, et j'étais étonnée de voir que j'arrivais à faire suivre mes jambes, malgré mes fesses et cuisses (ischios) endolories de part en part. Je devais ressembler à un pantin qui courait, je n'ose pas imaginer ma démarche, assez comique très probablement, gracieuse certainement pas ! Je me consolais en voyant que beaucoup de coureuses/eurs à mes côtés ne semblaient pas en meilleur état. En fait, pratiquement personne ne m'a dépassée, ce qui était plutôt encourageant : je souffrais, mais je gérais. Et dans ma tête, je me disais que je n'étais pas la seule à souffrir, que le marathon, c'était ça aussi. Je pensais à la satisfaction que j'aurais une fois arrivée, à ma famille qui m'attendait, à mes amis et connaissances qui pensaient à moi, à vous mes lecteurs, bref, je cherchais un peu partout un peu de motivation. Et je dois dire que ça marche !

Tout au long du parcours, j'ai bu tant aux ravitaillements qu'à mes propres gourdes de 1 dl chacune (que j'ai re-remplies au 30e km). J'avais 1 goude d'eau, une de boisson énergisante, et deux de gel dilué dans de l'eau. J'ai mangé une demi powerbar au 20e, une autre au 25e, un gel au 30 et un autre au 35e. Et celui-là était presque de trop : j'ai senti mon estomac qui commençait à ballonner. Je n'ai donc pas terminé mon gel et ai décidé de ne plus rien prendre. J'étais de toutes façons en overdose de goût sucré, beurk ! Car j'ai aussi avalé quelques pastilles de fructose ça et là.

Vers le 38e, j'ai entendu une femme devant moi, entourée par trois autres coureurs, qui a annoncé qu'elle allait marcher. Ses amis l'ont encouragée, soutenue pour qu'elle continue à courir (veinarde !), elle insistait qu'il fallait qu'elle marche un peu, elle a continué jusqu'au ravitaillement (un ravitaillement de l'aller en fait, entre le 35e et le 40e). Je me suis moi aussi arrêtée pour boire quelques gouttes d'eau pour enlever ce détestable goût du gel, mais je n'ai marché quelques pas, car sentant mes muscles se tétaniser, je suis tout de suite repartie avant de ne plus pouvoir le faire ! 7 longs kilomètres qui m'attendaient, je peux vous dire que je les ai comptés ! Quant à la dame, je ne l'ai plus revue ...

Vers le 40e, j'ai regagné un peu de moral, et tenté une accélération : ô miracle, mes jambes ont répondu ! Et même mieux que prévu. J'ai donc progressivement accéléré, jusqu'à atteindre une moyenne de 12.8 km/h sur les derniers 400 mètres (un max. de 14 km/h) ! Tel le cheval sentant l'écurie, j'ai retrouvé une seconde énergie, mais le plus surprenant ont été mes jambes qui n'ont pas dit non ...

J'ai passé seule la ligne d'arrivée, heureuse d'avoir terminé sur une note positive. Ma famille m'attendait comme prévu, ça m'a fait vraiment plaisir. C'est donc en 4:02:49 que je termine, j'ai finalement bien limité les dégâts {#}. J'aurai couru le 1er semi en 2:00:44 et le 2e en 2:02:05. Pas de negative split cette année, mais pas d'effondrement non plus, alors que tout le laissait présager à partir du 20e ! J'ai échappé aux crampes, et ça tient presque du miracle quand je pense à mes muscles mis à si rude épreuve sur plus de la moitié du parcours.

Voilà pour mon récit (un peu long, désolée, je ne sais pas faire court {#}). J'essaie maintenant de comprendre les causes de cette défaillance au niveau de mes jambes : c'était vraiment tôt dans le parcours que ça a commencé, alors que côté cardio et souffle, j'étais très bien. Du reste, comme je l'ai dit hier, je n'ai couru qu'à 158 puls de moyenne contre 165 l'an dernier, où j'avais pourtant eu beaucoup de facilité. Ce n'est donc pas une question de surrégime à mon avis. L'allure ne me paraissait pas non plus difficile à tenir, sauf évidemment quand mes muscles ont sérieusement commencé à se faire sentir. Est-ce dans ma préparation (moins de sorties très longues en nombre et en durée) ? Honnêtement, je ne le pense pas : le plan est quand même sérieux (JI), et ça n'explique pas pourqoi j'ai commencé à sentir mon fessier depuis le 15e déjà.

Je pense bien sûr à mon régime de ces dernières semaines : j'ai perdu 2 kg en un mois, mais j'ai quand même bien (très bien même) mangé depuis mercredi en observant un régime hyperglucidique où je ne me suis pas privée, sauf de grignottage. J'ai pris 4 repas par jour si je compte le goûter (du gâteau-sport avec un fruit). Par contre, j'ai toujours de la peine à manger beaucoup de protéines ... Est-ce là que le bât blesse ? Après tout, les muscles en ont besoin, les glucides ne suffisent pas ...

Ou alors l'objectif de 4h était-il quand même trop ambitieux pour moi ? Départ trop rapide, même si j'avais une impression de facilité ? Après tout, on est forcément facile au début, mais de là à tenir toute la distance à cette allure ...

Enfin, dans tous les cas, je suis quand même satisfaite. Peu de perte sur le 2e semi, objectif raté mais pas de tant que ça, et une force mentale que je ne pensais pas posséder (c'est ma plus grande satisfaction). Mon seul regret est d'avoir passé un si long moment à souffrir ... {#}

Quant au reste de ma famille, c'est du tout positif {#}:

  • mon neveu termine son 10 km en 37:27 (l'an dernier, il réalisait 42:46, si ça c'est pas de la progression !) {#}
  • mon autre neveu terminer son premier 10 km (avec quasiment aucun entraînement) en 54:21
  • ma soeur termine son 1er 10 km en 55:39 (après six mois de cap et un passé de sédentaire et grosse fumeuse : chapeau !)
  • mon autre soeur termine son semi en 1:48:50
  • mes deux fils terminent respectivement en 21:35 et 24:16 leur mini-marathon (le 2e ayant chuté dans la bousculade du départ)

 Une belle journée en somme {#}

 

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C'est fait: bilan mitigé ...  (Compétitions) posté le dimanche 25 octobre 2009 18:26

En vitesse, quelques nouvelles de mon marathon. Je n'ai pas réussi l'objectif de 4h, je termine en 4h02:49. Pas grave, je n'en suis pas à la minute près, je suis satisfaite de mon résultat.

Par contre, j'ai souffert {#} ! Autant j'ai eu du plaisir l'an dernier, autant cette année, j'ai vécu un marathon douloureux depuis le 20e kilomètre. Question cardio et énergie, aucun problème, j'ai même été plutôt basse côté fc : 158 de moyenne (contre 165 l'an dernier pour un marathon "facile"). Mais ce furent mes muscles : j'ai dû me battre contre mes jambes sur tout le retour, j'ai évité les crampes, mais je n'ai couru qu'au mental, mes gambettes étaient horriblement raides et douloureuses. C'est ça qui a gâché ma course, et je cherche à comprendre pourquoi ... J'ai aussi eu un point de côté au 20e km, qui a persisté jusqu'aux environ du 25e, puis plus rien. Pourtant, je n'étais vraiment pas dans le rouge cette fois (mais je venais de manger une demi powerbar en courant, j'ai dû mal géré ma respiration). Je ne pensais pas avoir un point de côté sur un marathon !

Enfin, plus de détails ces prochains jours, je suis néanmoins contente, surtout d'avoir eu le mental pour aller jusqu'au bout malgré la douleur et sans trop perdre de temps au final {#} (et j'ai miraculeusement retrouvé des jambes sur les 2 derniers kilomètres, ce qui m'a permis de terminer honorablement {#}).

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Morat-Fribourg - préparation marathon  (Compétitions) posté le dimanche 04 octobre 2009 21:38

Le soleil ne veut plus nous quitter, la douceur non plus d'ailleurs, c'est donc par un magnifique dimanche ensoleillé qu'au eu lieu la 76e édition de Morat-Fribourg. {#}

De bonnes jambes au départ, de bonnes sensations aussi, je suis partie sereine sans me prendre la tête. Sauf que je ne savais pas trop comment attaquer cette épreuve : à allure maraton, ok, mais ça ne veut plus dire grand chose quand ça monte ... Et Morat-Fribourg, c'est une course légèrement montante, donc pas évidente à gérer. 

 

Finalement - pas très raisonnabement sans doute - je décide de courir prudemment mais au feeling. Sans trop me mettre dans le rouge. La première montée est après 2 km seulement, dur de ne pas laisser les pulsations monter, et pas question de faire du sur-place ! Les montées, c'est pas mon truc, comme vous le savez, mais ça va. Sur la partie "plate" (pas si plate que ça) après le 5e jusqu'au 12e kilomètre, je prends le rythme marathon, un tantinet plus vite, mais vu qu'il y a toujours de petites montées ou des faux-plats pour casser le rythme, je ne m'envole pas, loin de là !

Arrive la fameuse montée de la Sonnaz : assez brusque au départ (surtout qu'on vient de descendre), je l'aborde prudemment, en trottinant, comme tout le monde autour de moi d'ailleurs, avec certains qui marchent. Et à mi-montée, je me sens pleine d'énergie et j'accélère un peu, ce n'est pas dans mes habitudes et ça fait du bien au moral de lâcher d'autres coureurs en plein effort !

Je vais tâcher d'avoir un rythme un peu plus soutenu sur les derniers kilomètres, mais sans me prendre la tête, je ne suis pas là pour un chrono. Je souffre dans la dernière montée qui nous porte à la ligne d'arrivée, comme à chaque fois. Je termine en 1h37:11 (10.6 km/h).

Il y avait un monde fou aujourd'hui ! Tant du côté des coureurs que des spectateurs. Je n'ai jamais été seule, le flot des coureurs était très dense, parfois c'en était agaçant : gens qui ziguezaguent en vous coupant la route, ou ceux qui marchent et qui vous obligent à ziguezaguer à votre tour pour les éviter. Quant au monde au bord des routes, c'était assez stupéfiant, notamment sur les derniers kilomètres, où j'étais presque contente d'arriver sur la dernière montée qui est entre des barrières et où on a enfin un peu plus de place pour courir.

Sinon, le temps était vraiment splendide, la campagne magnifique, et cette sensation géniale de courir sur une route cantonale sans une voiture, sans un bruit hormis le tap-tap des runnings sur l'asphalte {#}. Un peu chaud par moments, c'est vrai, mais rien d'insupportable, je ne vais quand même pas me plaindre d'une météo plus que clémente !

Dans l'ensemble, je suis donc satisfaite. Ce soir, je me sens bien, pas fatiguée, pas courbaturée, juste une petite douleur sur le dessus de la cheville gauche, qui s'en ira sans doute demain ou après-demain.

Quant au bilan - 1h37:11 pour 17.17 km et 164 puls de moyenne - c'est assez positif : à peine plus vite que l'an dernier (1 minute), mais 5 pulsations de moins de moyenne, donc un effort moins soutenu également. Cela suffira-t-il à me faire gagner 1/4 d'heure sur mon marathon ? {#} Rien n'est moins sûr, mais peu importe, du moment que j'aie autant de plaisir et que je finis dans de bonnes conditions. Chaque minute gagnée ne sera que du bonus {#}.

Pour les curieux, voici mes temps de passage (résumé de Garmin Training Center) : 

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Fyne Nature marathon en relais  (Compétitions) posté le lundi 21 septembre 2009 12:31

Première compétition depuis cet été pour moi, soit une étape de 17 km sur terrains variés (chemins, sentiers de forêts, et pas mal de route quand même pour ce 2e relais). Deuxième participation, deuxième édition également. L'an dernier, j'avais couru le premier relais (13 km contre 15 annoncés l'année dernière, merci mon Garmin !), cette année j'ai choisi l'étape la plus longue (17 km contre 16 annoncés, c'est quand même bien d'avoir un GPS {#}), puisque je prépare un marathon.

J'avais décidé de courir plus vite que l'allure marathon, c'est ce que j'ai fait. Après 25 minutes d'échauffement tout doux, puis un début prudent sur les cinq premiers kilomètres, j'ai ensuite accéléré pour courir à 12 km/h environ, moyenne bien sûr abaissée par les arrêts aux ravitaillements (2), les montées (2) pour rejoindre la route cantonale (dont une se terminant par un escalier court mais casse-pattes), et quelques sentiers étroits où il m'était impossible de dépasser.

J'ai tenu un bon rythme jusqu'au 15e km où un point de côté m'a obligée à fortement ralentir puis à m'arrêter brièvement. Je suis repartie sans trop attendre, il ne restait plus que 2 km, trop près du but. Mais voilà, j'ai voulu trop vite accélérer, et à 200 mètres du passage du relais, j'ai dû à nouveau m'arrêter, le point de côté était de retour. Je ne sais pas comment font ceux qui arrivent à courir avec un point, j'en suis totalement incapable, c'est trop douloureux ! Bref, j'ai pu rejoindre le passage du relais, mais frustrée d'avoir été "coupée" si près du but !

Dans l'ensemble, ça me donne une moyenne de 11.2 km/h, ce qui n'est pas extraordinaire, mais je m'étais fixée 11 km/h comme objectif, donc but atteint. Le temps était idéal, quoiqu'un peu chaud quand le soleil a percé, soit sur une bonne partie de mon étape. J'avais programmé mon Garmin pour qu'il marque automatiquement les kilomètres, ce qui m'a permis de savoir où j'en étais. En effet, un reproche qu'on pourrait faire aux organisateurs est l'absence de marquage (je n'ai pas vu une seule indication kilomètrique !). C'est quand même agréable de savoir ce qu'il nous reste à courir ...

Côté équipe, nous étions les mêmes que l'an dernière, à savoir ma soeur et mon neveu. Ce dernier a pulvérisé son chrono de l'an dernier en faisait 9 minutes de moins !!! (49 minute pour 12.195 km {#}). Dans l'ensemble, nous somme tous les trois satisfaits, nous avons passé une bonne journée et un bon moment dans ce très beau cadre que sont les rives du lac de Neuchâtel.

Quant à mes points de côté, je pense que j'étais simplement en surrégime par rapport à mes moyens du moment. Ralentir un peu les aurait probablement évité ...

Bilan : 1h30:54 pour 17 km et 165 puls de moyenne 

Soit 22 km en tout pour ce dimanche, si j'inclus l'échauffement et le footing de décrassage.

Voici mes temps de passage (pas très parlants, entre les ravitaillements, les chemins "single-tracks", les montées et mes points de côté ...) :

Kilomètre Temps: Temps total Commentaire
1 5:22 5:22  
2 5:31 10:53  
3 5:40 16:33  
4 5:29 22:02  
5 5:39 27:41  
6 5:08 32:49  
7 5:31 38:20 Ravitaillement
8 5:03 43:23  
9 5:38 49:01 Montée
10 5:03 54:04  
11 5:04 59:08  
12 5:02 1:04:10  
13 5:34 1:09:44 Ravitaillement
14 5:03 1:14:47  
15 5:03 1:19:50  
16 5:35 1:25:25 Point de côté
17 5:29 1:30:54 Point de côté
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Semi du Val de Travers : j'ai adoré !  (Compétitions) posté le samedi 20 juin 2009 18:18

Comme souvent quand on appréhende quelque chose, on est agréablement surpris au final. C'est exactement ce qui s'est passé hier.

Nous sommes partis en famille, trois pour courir (mon neveu, ma soeur qui hésitait jusqu'à la dernière minute à venir, et moi-même bien sûr) et trois accompagnants (mon autre soeur et son mari, ainsi que mon chéri). Arrivés sur place, j'ai eu le temps de saluer Damoto de Courir au Féminin, de me précipiter aux toilettes avant que ma vessie n'explose {#}, de retirer mon dossard, et de m'échauffer tranquillement avec ma soeur une quinzaine de minutes, tout tranquillement. Le tout sans stress mais sans attente non plus, c'était déjà l'heure de nous aligner pour le départ.

 

Ma soeur et moi avons décidé de courir ensemble. Elle ne s'est pas préparée spécifiquement et appréhendait la distance mais est très à l'aise dans les montées, et moi, c'est exactement le contraire ! Et c'était vraiment super. On a papoté tout du long, enfin, un peu moins sur la dernière montée, là, j'étais cuite. C'était magnifique, le temps était franchement idéal, pas de pluie, pas mal de soleil, une fraicheur parfaite pour l'effort à fournir, juste un peu chaud sur la partie bitume.

Pour résumer - je vais tâcher pour une fois de vous faire grâce des détails - les montées étaient bien plus courtes que je ne m'y attendais, je précise qu'on les a en grande partie marchées, tout comme les coureurs autour de nous du reste, que le reste du parcours était très roulant, sur de très beaux chemins bien variés, dans un cadre superbe. Donc du plaisir, vraiment beaucoup de plaisir {#}.

Un seul bémol : la partie entre le 10e et le 15e kilomètre, plat mais sur du bitume. C'était pourtant en pleine campagne et à travers deux beaux villages, mais après la partie nature, c'était un peu décevant. Là, on s'est (enfin, je me suis) un peu grillée en allant trop vite. Tout m'avait paru "facile" jusque là, et j'ai un peu présumé de mes forces. Nous avons donc couru à bonne allure ce tronçon, dépassant pas mal de monde, mais il a fallu assumer la montée ensuite, surtout que c'était la plus difficile du parcours {#} (enfin, la dernière partie). J'ai eu très soif à partir de là, et le dernier ravitaillement n'a pas suffi à apaiser ma soif. Dommage que j'aie renoncé au porte-gourdes, il semblait qu'il y avait 6 postes de ravitaillement, en fait il n'y en avait que 4 ... (enfin, si ma mémoire est bonne !)

 

A partir du 15e donc, j'ai souffert : plus de jambes, alors la montée jusqu'au 17-18e km a été difficile. Même en marchant, je sentais les muscles de mes jambes qui me brûlaient. Ma soeur a été géniale, elle m'a encouragé, donné des trucs, et grâce à elle, j'ai pu tenir un rythme que je n'aurais pas tenu seule ! A mon grand soulagement, dès que ça redevenait plat ou que ça descendait, je retrouvais de bonnes sensations, avec un peu de fatigue quand même. On est allées comme des folles dans la descente finale (j'ai suivi ma soeur, je n'aurais pas eu l'idée d'aller si vite), et le dernier km sur du plat fut dur (comme souvent le dernier kilomètre en général, ça doit être dans la tête) !

Nous sommes arrivées main dans la main, toutes les deux heureuses ! Temps officiel : 2h10:20 pour ma soeur et 2h10:21 pour moi. Mon neveu a lui terminé en 1h45 {#}, mais avec de grosses douleurs au tendon d'Achille dès le 5e kilomètre. Espérons que ce ne soit pas grave (il boîte bas) !

Quelques précisions maintenant. Le nombre de participants déjà : bien plus qu'annoncés (265 contre 111), beaucoup d'inscriptions sur place, avec un record de participation à la clé ! Nous étions donc loin d'être seules sur le parcours.

La distance : mon GPS m'annonce 20.14 km, contre 21.8 annoncés ... Et à voir la carte sur Google Earth, il n'y a pas eu de coupure ou d'erreur de tracé ... Du reste, quand nous sommes passées aux 10 km (un peu avant le 8e sur mon GPS), nous avons été très surprises d'y être déjà. Nous sommes parties très prudemment, presque en footing, avons marché la première grande montée, puis avons commencé à laisser aller un peu, il y a eu la 2e grande montée, marchée également, et tout ça nous a amenées aux soit-disant 10 km en ... 52 minutes ! Le temps réalisé à Lausanne sans marcher {#} Juste impossible. Je crois bien que c'est dans cette première moitié qu'il y a eu erreur. D'ailleurs, nous n'avons pas tout à fait emprunté le parcours indiqué, en haut de la 1ère montée, nous avons tiré à droite (parcours fléché donc) alors que nous aurions dû faire une sorte de boucle sur la gauche. Ils ont dû changer le parcours et omettre de modifier les données en conséquence. Ce qui est étrange, c'est que sur place, il y a un grand panneau avec les parcours indiqués et pour le semi, ils ont marqué 22 km et 722 m de D+.

Alors justement, ça m'amène au dénivelé. Même si j'ai souffert, ça m'a paru facile et peu par rapport à ce que j'attendais. Et ma soeur a tout de suite dit que ce n'était pas possible qu'il y ait 722 mètres (elle a l'habitude du dénivelé, elle fait de la haute montagne). Alors de retour chez moi, j'ai tout de suite vérifié. Garmin Training Center m'annonce 1041 mètres {#}, mais tout le monde sait que sur ce point là, Garmin exagère toujours beaucoup et n'est pas du tout fiable {#}. J'ai donc été voir par Sporttracks, pour lequel j'ai téléchargé le correcteur d'altitude, et là, j'obtiens 526 mètres ! C'est déjà autre chose !!! Pour encore plus de sûreté, je suis allée uploader mon parcours dans Openrunner, et là, ce ne sont plus que ... 432 mètres !

Ayant déjà constaté que même avec Sporttracks, le dénivelé est souvent exagéré, je m'en tiendrai pour ma part - à regret - à celui d'Openrunner. Décevant, je dois dire, mais l'important n'est pas là finalement. S'il y avait eu les 722 mètres annoncés, j'en aurais bavé, c'est certain. Là, je me suis fait plaisir, et c'est le principal. Pour une première course nature, franchement, c'était idéal !

Quant au classement, je termine 38e sur 66 femmes.  Mon chrono n'a rien d'exceptionnel (il l'aurait été pour moi si les données avaient été justes), mais j'en suis très contente. Je pense avoir donné tout ce que je pouvais. J'en arrive toujours à la même conclusion, moi qui ai encore pris du poids dernièrement {#} : si je perdais mes 7-8 kg de trop (si, si, je vous assure), je serais nettement plus à l'aise ... {#}

Bilan : 20.14 km en 2h10:21, 432 m D+/-, 166 puls de moyenne (max. 183)

 

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