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Accueil Date de création : 15/10/07 Dernière mise à jour : 23/11/09 14:03 / 365 articles publiés
 

Sorry !  posté le lundi 23 novembre 2009 14:03

Oui, oui, je sais, ce n'est vraiment pas très correct de ma part ... Vous voilà sans nouvelles depuis quelques temps, sans même un mot d'explication {#}. Merci à ceux qui se sont inquiétés pour moi, et je les rassure tout de suite : je vais bien ! C'est juste que je suis un peu débordée en ce moment, et la première chose que je laisse tomber, eh bien c'est le blog ... Cela dit, je continue à courir, même si ce n'est pas encore une vraie reprise, elle tarde un peu. La motivation laisse un peu à désirer, ce n'est jamais évident en fin d'anné je trouve. Donc je trottine, j'entretiens sans plus et sans me prendre la tête, c'est déjà ça.

J'ai du coup évidemment également un retard énorme dans la lecture de vos blogs, je m'en excuse, j'espère que vous ne m'en voudrez pas. Ce n'est pas une coupure sportive cette fois mais une "web-coupure", c'est aussi nécessaire de temps à autres je trouve ...

Donc à bientôt pour plus de nouvelles, et en attendant, don't worry, I'm fine ! {#}

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Coupure d'une semaine  (Entraînement) posté le dimanche 08 novembre 2009 18:01

Eh oui ! La semaine dernière fut très chargée professionnellement parlant, la météo excécrable, j'ai eu droit à une forte migraine de mercredi à vendredi compris, je ne suis donc pas allée courir. Sans trop de mauvaise conscience d'ailleurs, après tout, ça fait aujourd'hui seulement 2 semaines jour pour jour que j'ai couru mon marathon.

Et aujourd'hui, j'ai enfin rechaussé mes runnnigs (1ère sortie depuis le week-end dernier). Malgré le temps très frais et humide, typiquement automnal, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai pris ce bol d'air bienvenu. Je suis partie avec ma soeur sur de nouveaux chemins (enfin, en partie), et nous avions dans l'idée de faire une heure. Finalement, découverte oblige, nous nous sommes perdues sur un petit sentier qui ne correspondait pas à la carte, et notre sortie aura finalement duré 1h20. Mais que du bonheur, de bonnes sensations, des pulsations très correctes, de bonnes jambes aussi, donc que du bonheur. Même Sonny était tout friguant {#}. Maintenant, j'ai hâte de reprendre l'entraînement. Cette coupure involontaire aura finalement été bénéfique je crois.

Désolée de ne pas être venue ces derniers jours, je n'en ai eu ni le temps ni l'envie, et je cumule beaucoup de retard pour lecture des autres blogs. Je ne vous oublie pas, mais parfois, on a d'autres priorités, et une petite coupure de ce côté-là fait fait aussi du bien de temps à autres {#}.

Bilan : 10.7 km en 1h20 (sans se presser, on a aussi dû marcher certains passages trop mauvais) et 135 puls de moyenne

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Deux petits footings de reprise  (Entraînement) posté le dimanche 01 novembre 2009 16:28

Eh oui, ce week-end, je suis allée trottiner deux fois, hier et aujourd'hui. Hier, c'était prévu, reprise en douceur par une demi-heure tout doux. Et aujourd'hui, c'était pour accompagner mon homme qui a réussi à convaincre notre fils aîné de nous accompagner : une grande première ! Car s'il participe à ses 4 km deux fois par année, il ne s'entraîne jamais (mais il fait quand même du kung-fu tout au long de l'année). Et puis il fallait profiter de ces deux derniers jours de ce magnifique été indien que nous avons eu : la pluie est annoncée dès ce soir, et un net rafraichissement dès demain soir.

Côté sensations, bien, j'en suis tout étonnée. Côté jambes, un peu de fatigue quand même hier au bout de 10 minutes, et aujourd'hui nickel. Je pense faire quelques footings d'environ 40 minutes la semaine prochaine, et je pourrai reprendre un peu plus sérieusement celle d'après. L'envie est là en tout cas {#}

Bilan :
Hier : 5.14 km en 34'21" et 133 puls de moyenne
(9 km/h)
Aujourd'hui : 3.63 km en 23'58" et 134 puls de moyenne (9.1 km/h)

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Et après  posté le jeudi 29 octobre 2009 17:07


La récup se passe étonnamment bien. Je pensais avoir des courbatures énormes et marcher comme un canard pendant des jours, eh bien non ! Certes, dimanche soir, je n'en menais pas large : après m'être relaxée sur le canapé, il me fut difficile d'en décoller ! Lundi matin, de bonnes courbatures au réveil évidemment, mais qui se sont très vite atténuées une fois la musculture "en route" : j'en avais moins que l'an dernier, où je me rappelle que les descentes d'escalier étaient assez douloureuses. Et depuis mardi, trois fois rien, et aujourd'hui plus rien !

Lundi, j'ai fait une bonne promenade en forêt, et là, j'avoue quand même que mes fesses ses sont rappelées à moi après une vingtaine de minutes (dans les montées surtout). Mardi et mercredi : repos total. Et cet après-midi, une autre belle promenade par un temps d'automne splendide, des couleurs chaudes et vives, un vrai bonheur, ça m'a démangé de courir. Mais je suis sage et j'attendrai le week-end pour tenter un léger footing.

Entretemps, les vidéos de la ligne d'arrivée sont accessibles, et me voici, avec une démarche ... éléphantesque {#}, moi qui pensais avoir retrouvé un deuxième souffle sur les deux derniers kilomètres, on ne peut vraiment pas dire que je sois aérienne ! {#}

Quelques photos en souvenir de ce deuxième marathon :


dans le métro


sur la ligne de départ


Juste après l'arrivée


Souvenir de famille après la course (je suis à droite)

Et voici la banderolle que des amis ont élaborée juste pour moi {#} (ils se trouvaient à la Tour-de-Peilz, juste avant le passage du semi) :

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Marathon de Lausanne 2009 - le CR  (Compétitions) posté le lundi 26 octobre 2009 12:43

Voici les détails promis, j'essaie de les transcrire tant que ma mémoire est encore bien fraiche {#} !

Debout à 7h pour prendre un petit-déjeuner bien glucidique : le fameux de gâteau-sport de Sylvie (j'en mangerai 4 tranches), une tasse de thé, et beaucoup d'eau et de boisson énergétique tout au long des trois heures qui me séparent du départ (10h10 pour le marathon, 10h14 pour mon bloc, car cette année, les départs sont échelonnés, mais deux blocs suffiront pour le marathon où environ 1800 participants sont attendus).

Je me suis pesée (à jeun comme toujours) et j'ai été agréablement surprise de voir que je n'ai pas pris 1-2 kg comme je m'y attendais avec mon régime hyperglucidique depuis mercredi dernier, mais au contraire perdu 200 g {#} ! Des fois, c'est à n'y rien comprendre ...

Cette année, nous descendons en métro, ce qui est bien pratique. Demain, ça fera un an qu'il est en fonction, c'était le lendemain du marathon 2008. Mes deux enfants sont inscrits au mini-marathon (4.2 km), mon homme au semi, mais il ne le courra pas, pour avoir été malade ces dernières semaines (rien à voir avec H1N1). Mes deux soeurs sont également inscrites, l'une pour le semi, l'autre pour le quart (en fait un 10 km), son premier ! Et deux de mes neveux également sur le quart. Une véritable fête de famille, quoi !

Pause WC, petit échauffement de 10 minutes, étirements, re-pause WC et hop, c'est déjà l'heure du départ. Le temps est couvert mais sec (quelques gouttes tomberont de temps à autre, trois fois rien), pas de vent, une température idéalement fraiche sans qu'il fasse froid. Je me sens bien en jambes, le moral est bon.

Cette fois, je ne m'embrouille pas avec mon Garmin et l'enclenche pile 1 seconde avant de passer le tapis à puces du départ. Je pars en arrière du ballon des 4h que je laisse prendre de l'avance, j'ai bien l'intention de commencer tranquillement. Pourtant, ce sera difficilement que je tiendrai les 10 km/h, j'aurai toujours tendance à être un peu trop vite. Je me fais la réflexion que ces 10.55 km/h sont une allure décidément facile et que sauf accident, je devrais pouvoir atteindre mon objectif. J'essaie donc de me modérer les 5-6 premiers kilomètres, puis je rentre gentiment dans l'allure objectif : 5:41/km. Là aussi, je suis régulièrement un tantinent trop vite, mais ce sont peu de choses au final, difficile de courir à la seconde près ! Le parcours n'est pas tout plat, il y a donc forcément des variations d'allure.

C'est sympa cette année, ils ont mis nos prénoms sur les dossards. La première fois que j'entends "Allez Valérie", je suis très suprise, mais quelle est donc la connaissance qui  m'encourage ? Avant de réaliser en riant que c'est à cause (ou grâce ?) au dossard.

Rien de spécial à signaler jusqu'au 15e, où je commence à sentir mes fesses. Pas encore une douleur, mais une fatigue certaine qui me surprend : c'est tôt ! Qu'est-ce qui m'attend pour la suite ? Ce sera supportable encore quelques kilomètres. Entretemps, je sens poindre un point de côté, j'approche du 20e et je suis là aussi étonnée : je ne suis de loin pas en surrégime, que se passe-t-il donc ? J'essaie de ralentir un peu, de bien respirer, ouf, on dirait que j'arrive à le contenir. Puis au 20e, je prends ma 1/2 powerbar que je machouille en courant. Du coup, le point qui ne demandait qu'à sortir ... sort ! Zut, et rezut, c'est pas croyable {#}. Juste à ce moment, je vois des amis qui sont venus m'encourager : ils ont même fait une banderolle à mon nom, trop sympa {#} ! Je me dis que je ne vais pas marcher devant eux, petit brin de fierté stupide. J'attends donc encore quelques centaines de mètres, et le point se faisant de plus en plus insistant, je marche un peu, une dizaine de mètres à tout casser, juste le temps de bien expirer et d'appuyer fort dessus (paraît que ça marche ...). Il ne part pas vraiment, mais il est supportable, je me remets à courir : le passage du semi arrive et je ne veux pas devoir ralentir maintenant ! Pourtant, les deux prochains kilomètres seront inexorablement plus lents, c'est ça et arriver à contenir mon point, ou le laisser sortir véritablement, et il n'en est pas question !

Vers le 25e, il me laissera enfin tranquille. Pour la première fois, je m'arrêterai au ravitaillement pour boire (jusque là, j'ai toujours bu, mais en courant). Mes jambes sont de plus en plus douloureuses, et maintenant que mon point est parti, je ne pense plus qu'à elles. Je crains terriblement de complètement craquer sur le 2e semi. Juste à la sortie de Vevey, il y a cette méchante petite montée qui est là au bien mauvais moment. Je ne marcherai pas pour autant, mais ce ne sera pas mon record de vitesse sur le parcours !

Depuis quelques kilomètres déjà, je vois des coureurs qui commencent à marcher, le marathon fait ses premières "victimes", les crampes commencent à sévir. Je ne VEUX PAS être la prochaine victime, je ne veux pas renoncer non plus à mon objectif non plus, alors j'essaie tant bien que mal de maintenir l'allure, tout en ayant peur que ce ne soit fatal, mais que c'est dur !

Le retour me paraîtra bien long ... et bien vallonné ! C'est fou ce que le "dénivelé" peut paraître différent selon notre état de forme : l'année dernière, les bosses m'avaient paru tout à fait acceptables, cette année, je pesterai à chacune d'entre elles, et elles me paraîtront bien nombreuses. Les sept derniers kilomètres surtout comportent beaucoup de faux-plats montants, et franchement, c'était hyper pénible.

Plusieurs fois, j'ai cru que je n'arriverais pas au bout : non pas que je ne terminerais pas, mais que je n'arriverais plus à courir. Mais dans ma tête, il était hors de question de marcher. Et puis j'avais peur qu'en commençant à marcher, je n'arriverais plus à me remettre à courir derrière. Alors j'ai tenu bon. J'ai même réussi par moments à réaccélérer un peu, et j'étais étonnée de voir que j'arrivais à faire suivre mes jambes, malgré mes fesses et cuisses (ischios) endolories de part en part. Je devais ressembler à un pantin qui courait, je n'ose pas imaginer ma démarche, assez comique très probablement, gracieuse certainement pas ! Je me consolais en voyant que beaucoup de coureuses/eurs à mes côtés ne semblaient pas en meilleur état. En fait, pratiquement personne ne m'a dépassée, ce qui était plutôt encourageant : je souffrais, mais je gérais. Et dans ma tête, je me disais que je n'étais pas la seule à souffrir, que le marathon, c'était ça aussi. Je pensais à la satisfaction que j'aurais une fois arrivée, à ma famille qui m'attendait, à mes amis et connaissances qui pensaient à moi, à vous mes lecteurs, bref, je cherchais un peu partout un peu de motivation. Et je dois dire que ça marche !

Tout au long du parcours, j'ai bu tant aux ravitaillements qu'à mes propres gourdes de 1 dl chacune (que j'ai re-remplies au 30e km). J'avais 1 goude d'eau, une de boisson énergisante, et deux de gel dilué dans de l'eau. J'ai mangé une demi powerbar au 20e, une autre au 25e, un gel au 30 et un autre au 35e. Et celui-là était presque de trop : j'ai senti mon estomac qui commençait à ballonner. Je n'ai donc pas terminé mon gel et ai décidé de ne plus rien prendre. J'étais de toutes façons en overdose de goût sucré, beurk ! Car j'ai aussi avalé quelques pastilles de fructose ça et là.

Vers le 38e, j'ai entendu une femme devant moi, entourée par trois autres coureurs, qui a annoncé qu'elle allait marcher. Ses amis l'ont encouragée, soutenue pour qu'elle continue à courir (veinarde !), elle insistait qu'il fallait qu'elle marche un peu, elle a continué jusqu'au ravitaillement (un ravitaillement de l'aller en fait, entre le 35e et le 40e). Je me suis moi aussi arrêtée pour boire quelques gouttes d'eau pour enlever ce détestable goût du gel, mais je n'ai marché quelques pas, car sentant mes muscles se tétaniser, je suis tout de suite repartie avant de ne plus pouvoir le faire ! 7 longs kilomètres qui m'attendaient, je peux vous dire que je les ai comptés ! Quant à la dame, je ne l'ai plus revue ...

Vers le 40e, j'ai regagné un peu de moral, et tenté une accélération : ô miracle, mes jambes ont répondu ! Et même mieux que prévu. J'ai donc progressivement accéléré, jusqu'à atteindre une moyenne de 12.8 km/h sur les derniers 400 mètres (un max. de 14 km/h) ! Tel le cheval sentant l'écurie, j'ai retrouvé une seconde énergie, mais le plus surprenant ont été mes jambes qui n'ont pas dit non ...

J'ai passé seule la ligne d'arrivée, heureuse d'avoir terminé sur une note positive. Ma famille m'attendait comme prévu, ça m'a fait vraiment plaisir. C'est donc en 4:02:49 que je termine, j'ai finalement bien limité les dégâts {#}. J'aurai couru le 1er semi en 2:00:44 et le 2e en 2:02:05. Pas de negative split cette année, mais pas d'effondrement non plus, alors que tout le laissait présager à partir du 20e ! J'ai échappé aux crampes, et ça tient presque du miracle quand je pense à mes muscles mis à si rude épreuve sur plus de la moitié du parcours.

Voilà pour mon récit (un peu long, désolée, je ne sais pas faire court {#}). J'essaie maintenant de comprendre les causes de cette défaillance au niveau de mes jambes : c'était vraiment tôt dans le parcours que ça a commencé, alors que côté cardio et souffle, j'étais très bien. Du reste, comme je l'ai dit hier, je n'ai couru qu'à 158 puls de moyenne contre 165 l'an dernier, où j'avais pourtant eu beaucoup de facilité. Ce n'est donc pas une question de surrégime à mon avis. L'allure ne me paraissait pas non plus difficile à tenir, sauf évidemment quand mes muscles ont sérieusement commencé à se faire sentir. Est-ce dans ma préparation (moins de sorties très longues en nombre et en durée) ? Honnêtement, je ne le pense pas : le plan est quand même sérieux (JI), et ça n'explique pas pourqoi j'ai commencé à sentir mon fessier depuis le 15e déjà.

Je pense bien sûr à mon régime de ces dernières semaines : j'ai perdu 2 kg en un mois, mais j'ai quand même bien (très bien même) mangé depuis mercredi en observant un régime hyperglucidique où je ne me suis pas privée, sauf de grignottage. J'ai pris 4 repas par jour si je compte le goûter (du gâteau-sport avec un fruit). Par contre, j'ai toujours de la peine à manger beaucoup de protéines ... Est-ce là que le bât blesse ? Après tout, les muscles en ont besoin, les glucides ne suffisent pas ...

Ou alors l'objectif de 4h était-il quand même trop ambitieux pour moi ? Départ trop rapide, même si j'avais une impression de facilité ? Après tout, on est forcément facile au début, mais de là à tenir toute la distance à cette allure ...

Enfin, dans tous les cas, je suis quand même satisfaite. Peu de perte sur le 2e semi, objectif raté mais pas de tant que ça, et une force mentale que je ne pensais pas posséder (c'est ma plus grande satisfaction). Mon seul regret est d'avoir passé un si long moment à souffrir ... {#}

Quant au reste de ma famille, c'est du tout positif {#}:

  • mon neveu termine son 10 km en 37:27 (l'an dernier, il réalisait 42:46, si ça c'est pas de la progression !) {#}
  • mon autre neveu terminer son premier 10 km (avec quasiment aucun entraînement) en 54:21
  • ma soeur termine son 1er 10 km en 55:39 (après six mois de cap et un passé de sédentaire et grosse fumeuse : chapeau !)
  • mon autre soeur termine son semi en 1:48:50
  • mes deux fils terminent respectivement en 21:35 et 24:16 leur mini-marathon (le 2e ayant chuté dans la bousculade du départ)

 Une belle journée en somme {#}

 

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